On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe de haut.On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On boit trop d'alcool, on frôle le comat.Ca fait peur aux parents.C'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a un paquet de Malboro Light dans la main, un verre de Vodka dans l'autre, et trop de blessures dans le coeur, on va au café plus qu on ne va en cours, on a plus d'ennemis qu on a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appellera jamais.On est la jeunesse bafouée. Et on a pas le droit de s en plaindre, parce qu il paraît qu'on a tout pour être heureux.Et on crève doucement avec nos Malboros à la bouche, des larmes sur les joues, le foie éclaté, et le sourire aux lèvres.
Je t'ai pas autorisé a parler .
Piix : Maa - Hey